"Qui suis-je?" Juan Perón - Jean-Claude Rolinat

12,00

Ed. Pardès, 128 pages.

Juan Perón (1895-1974) : « La justice sociale, l indépendance économique et la souveraineté politique, pour lesquelles nous luttons depuis plus de vingt ans, constituent la position idéologique intermédiaire entre l extrémisme de Moscou et l extrémisme de Washington et forment la synthèse de notre doctrine justicialiste basée sur la mystique du bien et la grandeur de notre Patrie et de notre peuple. » (Madrid, le 14 mai 1962.) Le charismatique général Juan Domingo Perón catalysait sur sa personne les soutiens les plus enthousiastes comme les manifestations d hostilité les plus véhémentes. Incarnation moderne d un caudillisme éclairé, Perón avait la carrure de l emploi : larges épaules, encolure de b uf, visage de catcheur. L Argentine péroniste était-elle pour autant une dictature, comme auraient voulu le faire croire ses adversaires, plus particulièrement les États-Unis ? Non, c était un État fort et indépendant qui tentait de creuser le sillon d une troisième voie entre un capitalisme national ou anonyme, exploiteur du peuple, et un marxisme castrateur des libertés. Dans un pays encore dominé dans ses zones rurales par le latifundisme et, dans sa sphère commerciale et bancaire, par les Anglo-Saxons, le justicialisme rencontra partout dans le pays un écho favorable et une adhésion profonde du petit peuple. Dans ce «Qui suis-je?» Juan Perón, l auteur montre encore comment, dans sa conquête du c ur des Argentins et dans la mise en uvre de sa politique, sa femme, l inoubliable Eva Duarte, la petite « bâtarde de la pampa », illumina d une lueur fulgurante les huit années passées à ses côtés. Par ses actions caritatives, elle deviendra l idole du péronisme, la « Madone des sans-chemise »... Ce couple mythique restera toujours comme une sorte de référence transcendant les générations dont se réclament encore, même si c est du bout des lèvres, les actuels dirigeants de l Argentine néopéroniste, libéraux ou sociaux-démocrates.