Non-lieu pour Paul Touvier - André Chelain

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1992, Polémiques, 271 pages

Texte intégral de l’arrêt rendu le 13 avril 1992 par la première chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris déclarant n’y avoir lieu à suivre contre Paul Touvier d’aucun des chefs visés par la prévention et ordonnant la mainlevée de son contrôle judiciaire.

Lorsque certaines personnes ont lancé l’affaire Touvier, leur objectif est clair : faire le procès du régime de Vichy auquel les historiens accordent des circonstances atténuantes.

Ces personnes ne supportent pas que les Français n’aient jamais voulu reconnaître leur part de responsabilité dans la persécution des Juifs. Il faut donc les amener à battre leur coulpe et, pourquoi pas, à suivre l’exemple des Allemands qui payent des réparations à Israel.

Pour cela, il faut frapper les imaginations. Le procès de Paul Touvier avait été conçu comme une séance d’autoflagellation collective. Faire inculper un Français pour « crimes contre l’humanité » est aussi une façon de tenter de ralentir la progression du révisionnisme.