Antidote - Jean-Jacques Stormay

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Référence RP

Pour une pensée libérée de la tyrannie judéo-maçonnique

2018, Reconquista Press, 402 pages.

Préface de Jérôme Bourbon.

Pour l’homme de droite, il existe un ordre des choses dont la liberté ne décide pas et auquel elle a vocation à se conformer. La politique est science architectonique dans l’ordre pratique, la métaphysique est science architectonique dans l’ordre spéculatif. Et c’est encore un principe de la pensée traditionnelle ─ ainsi de la « philosophia perennis » expressive de l’ordre des choses ─ que la pratique soit subordonnée à la contemplation. Or l’ordre dit la disposition des choses en vue d’une fin ; c’est donc l’activité spéculative, voulue pour elle-même, qui, en droit, fixe leurs contenus et leurs limites aux autres activités humaines, mais qui en retour, s’anticipant en elles de manière obligée, se fait conditionner par leurs exigences propres. Le politique admet ainsi des limites que lui prescrit son essence, et dont le respect est la garantie de sa rectitude et de son efficacité. Tout ne relève pas par essence du politique, maints domaines lui échappent. Mais tout est dépendant du politique, soit qu’il le prépare et s’y ordonne (auquel cas le politique s’anticipe en lui en le conditionnant), soit qu’il le transcende (auquel cas c’est lui qui s’anticipe dans le politique en le déterminant par les fins qu’il lui prescrit, non sans se faire affecter par ce à quoi il se rend immanent), et dans les deux cas le politique marque de ses besoins spécifiques les sphères avec lesquelles il est en relation. C’est pourquoi il existe une manière propre à l’esprit de droite de résoudre les questions relevant de l’esthétique, de la connaissance scientifique, de la morale, de l’économie, de la pédagogie, de l’évolution des techniques, de la religion, du langage, des relations intersubjectives et des différents thèmes évoqués par l’étude de la psychologie des facultés. Afin d’illustrer la manière dont un homme de droite s’efforce à penser quand il ne fait pas directement de la politique, l’auteur s’est plu ici à traiter, dans un climat libéré de toute contrainte académique ─ c’est-à-dire, concrètement, du joug de la « political correctness » ─ des sujets de dissertations et de commentaires de philosophie générale. Veuille le lecteur lui faire l’honneur de prendre part au plaisir qu’il a pris à les rédiger.